Les nanoparticules de cuivre pourraient protéger les aliments contre les bactéries.

 

[important]Un article de ScienceDaily [/important]:

http://www.sciencedaily.com/releases/2013/07/130724101546.htm

24 juillet 2013 – Les microbes se cachent presque partout, dans les aliments frais, en passant par les filtres à air, les sièges des toilettes et les billets de banque. La plupart du temps, ils sont inoffensifs pour les humains. Mais parfois, ils ne le sont pas. Tous les ans, des milliers de personnes tombent malades suite aux infections par E.coli et des centaines meurent dans les seuls États-Unis. A présent, Jaroslaw Drelich, un scientifique du Michigan Technological University a développé une nouvelle méthode pour éradiquer les bactéries avant qu’elles nous affectent.

Son innovation repose sur le cuivre, un élément apprécié depuis des siècles pour ses propriétés antibiotiques. Drelich, un professeur en sciences et génie des matériaux, a découvert comment intégrer des nanoparticules du métal rouge dans la vermiculite, un composé inerte bon marché, parfois utilisé comme terreau. Dans des essais préliminaires sur l’eau du lac local, le produit a tué 100 pour cent de la bactérie E. coli de l’échantillon. Drelich a également constaté que le produit était efficace pour tuer Staphylococcus aureus, le staphylocoque commun.

D’autres études ont montré que le cuivre est toxique pour les Listeria, Salmonella et même la bactérie SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline).

Les bactéries ne sont pas les seuls microorganismes que le cuivre peut tuer. Ce dernier est également toxique pour les virus et les moisissures. S’il était incorporé dans les matériaux d’emballage alimentaire, cela pourrait aider à prévenir une variété de maladies d’origine alimentaire, selon Drelich.

Le matériau cuivre-vermiculite se mélange bien avec de nombreux autres matériaux, comme le carton et le plastique, de sorte qu’il peut être utilisé dans l’emballage des perles, des boîtes, même les cartons d’oeufs à base de cellulose.

Et parce que le coût est très faible – 0,41 € par kilogramme au plus – ce serait un moyen bon marché et efficace pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement alimentaire, en particulier les fruits et légumes. Drelich travaille en collaboration avec la Michigan Tech SmartZone pour commercialiser le produit grâce à son entreprise, Micro Techno Solutions, qui a reçu le Prix 2012 de l’Innovation de la sécurité alimentaire de Great Lakes Entrepreneur. Il espère pouvoir tester le matériau et finalement concéder des licences à des entreprises qui emballent des aliments frais.

Le matériau pourrait aussi avoir de nombreuses autres applications. Il pourrait être utilisé pour traiter l’eau potable, les effluents industriels, même les eaux usées. «J’ai reçu des demandes de sociétés qui s’intéressent à l’épuration des eaux», dit Drelich.

Et il pourrait être incorporé dans des produits utilisés dans les lieux publics où la transmission de la maladie est un sujet de préoccupation : les sièges des toilettes, les douches, même des serviettes en papier.

«Quand vous faites une découverte de ce genre, il est difficile d’imaginer toutes les applications possibles», dit-il. Le matériau pourrait même être mélangé à cette liasse de billets d’un dollar de votre portefeuille. «L’argent est le produit le plus contaminé sur le marché.”

La recherche initiale de Drelich sur les matériaux de cuivre-vermiculite est décrite dans l’article “Vermiculite Decorated with Copper Nanoparticles: Novel Antibacterial Hybrid Material“, article publié en 2011 dans Applied Surface Science.

 

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