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Fév 28

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La résistance aux antimicrobiens demeure élevée, selon le rapport de l’UE . EFSA

https://www.efsa.europa.eu/fr/print/press/news/170222?utm_…

 

Selon le dernier rapport sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans les bactéries publié par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), les bactéries présentes chez l’homme, chez l’animal et dans les aliments continuent de manifester une résistance à plusieurs antimicrobiens largement utilisés. Les résultats soulignent que la RAM constitue une menace sérieuse pour la santé publique et pour la santé animale. Les infections causées par des bactéries résistantes aux antimicrobiens entraînent environ 25.000 décès chaque année dans l’UE.

 

Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire, a déclaré : « La résistance aux antimicrobiens est une menace alarmante qui met en danger la santé humaine et animale. Nous avons déployé des efforts considérables pour stopper sa croissance, mais cela ne suffit pas. Il faut être plus rapide, plus fort et agir sur plusieurs fronts à la fois. C’est la raison pour laquelle, cet été, la Commission va déployer un nouveau plan d’action qui fournira un cadre innovant pour coordonner les futures mesures destinées à réduire la propagation du phénomène de résistance aux antimicrobiens ».

Le rapport indique qu’en général, la résistance des bactéries de Salmonella à plusieurs antimicrobiens est élevée dans l’UE. Cependant, les experts notent que la résistance aux antimicrobiens d’importance critique utilisés pour soigner les cas humains graves d’infection à Salmonella reste faible. La salmonellose, la maladie causée par ces bactéries, est la deuxième maladie d’origine alimentaire la plus fréquemment rapportée dans l’UE.

Mike Catchpole, scientifique en chef à l’ECDC, a déclaré : « Il est particulièrement préoccupant que certains types communs de Salmonella chez l’homme – tels que Salmonella Typhimurium monophasique – présentent une résistance extrêmement élevée à plusieurs médicaments. Une utilisation prudente des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire est cruciale pour relever le défi posé par la résistance aux antimicrobiens. Nous avons tous la responsabilité de veiller à ce que les antibiotiques continuent à agir. »

Le rapport souligne également que les niveaux de résistance aux antimicrobiens en Europe continuent de varier selon la zone géographique ; les pays de l’Europe du Nord et de l’Ouest indiquant généralement des niveaux de résistance inférieurs aux pays de l’Europe du Sud et de l’Est. Marta Hugas, chef de l’unité sur les contaminants et les dangers biologiques à l’EFSA, commente : « Ces variations géographiques sont très probablement liées à des différences dans l’utilisation des antimicrobiens dans l’UE. Par exemple, dans les pays où des mesures ont été prises pour réduire, remplacer et repenser l’utilisation d’antimicrobiens chez les animaux, on observe des niveaux inférieurs de résistance et une tendance à la baisse ».

Cette année, le rapport est accompagné d’un outil de visualisation, qui affiche des données pays par pays sur les niveaux de résistance de certaines bactéries présentes dans les aliments, chez l’animal et chez l’homme.

 

 

Explore the data: Antimicrobial resistance in Europe [2]

Le rapport couvre également les éléments suivants susceptibles d’avoir un impact sur la
santé publique :

  • Une résistance aux antibiotiques carbapénèmes a été détectée pour la première fois dans l’UE dans le cadre des programmes annuels de surveillance chez les animaux et dans les aliments. Les carbapénèmes constituent généralement la dernière option de traitement pour les patients infectés par des bactéries multi-résistantes aux autres antibiotiques disponibles. De très faibles niveaux de résistance ont été observés dans des bactéries d’E. coli présentes chez des porcs et dans la viande de porc.
  • Des bactéries E. coli productrices de Beta-Lactamase à Spectre Etendu ont été détectées dans de la viande de bœuf et de porc, ainsi que chez des cochons et des veaux. Les bactéries qui produisent des enzymes BLSE font preuve d’une multirésistance aux antibiotiques ß-lactamines, qui comprennent des dérivés de la pénicilline et des céphalosporines. La prévalence d’E. coli productrices de BLSE varie selon les pays, de faible à très élevée ( en savoir plus à partir de notre outil de visualisation des données).
  • Une résistance à la colistine a été observée à de très faibles niveaux dans des bactéries de Salmonella et d’E. coli chez des porcs et des bovins. La colistine peut être couramment utilisée dans certains pays pour lutter contre les infections chez les animaux, en particulier chez les porcs. Dans certaines circonstances, elle peut être utilisée comme antibiotique de dernier recours chez l’homme.
  • Plus de 10% des bactéries de Campylobacter coli testées chez l’homme montrent une résistance à deux antimicrobiens d’importance critique (fluoroquinolones et macrolides) utilisés pour soigner les cas graves d’infections à Campylobacter chez l’homme. La campylobactériose est la maladie d’origine alimentaire la plus fréquemment signalée dans l’UE.
  • Scientific Report: The European Union summary report on antimicrobial resistance in zoonotic and indicator bacteria from humans, animals and food in 2015 [3]

Contexte
Le rapport de cette année présente les résultats de l’analyse des données fournies par les États membres pour 2015, et se concentre sur les porcs et les bovins. L’année prochaine, le rapport portera sur les poulets de chair, les poules pondeuses et les dindes.

Media contacts :
Service Relations médias de l’EFSA [4]
Tél. +39 0521 036 149
Courriel : Press@nullefsa.europa.eu

Bureau de presse de l’ECDC [5]
Tél. +46 (0) 858 601 678
Courriel : press@nullecdc.europa.eu

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